Archives pour l'étiquette opisthobranche

Petites nouvelles avant Pâques

Bonjour à tous,

Un article pour mettre à jour le site avec les petites dernières de ce mois d’Avril. 

Pour la première fois, j’ai eu la chance d’observer le doris antillais (Aphelodoris antillensis) entre Vieux-Fort et Rivière Sens. Joli petit nudibranche identifiable par son manteau bordé de jaune et couvert de points blancs et marrons. 

J’ai également observé dans les herbiers de Folle-Anse à Marie-Galante, Limenandra nodosa. C’est une très belle espèce qui s’identifie aisément grâce à ses ronds roses et jaunes sur le dos et la tête !

 

Je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes de Pâques et j’en profite pour vous partager  une boîte de chocolat, vue sur twitter, pour les fans de nudi comme nous 😉 

Mélodie 

Au calme dans la baie de Deshaies

Bonjour !

La commune de Deshaies est à l’honneur dans cet article car, en une seule plongée, j’ai observé 5 espèces différentes d’opisthobranches ! Certaines espèces ont déjà été rencontrées en Guadeloupe : 

Dans l’herbier, j’ai également eu la chance de croiser pour la première fois un juvénile transparent de Petalifera ramosa. Encore une nouvelle espèce pour le site !

Bonne découverte à tous et à bientôt !

Mélodie 

 

Des chloroplastes à la paille

Bonjour à tous, 

Trois nouvelles espèces d’opisthobranches ont été ajoutées à la liste de recensement Seaslugs Guadeloupe :

 

Elles appartiennent toutes les 3 à l’ordre des sacoglosses qui regroupe de nombreuses espèces ayant comme caractère commun de posséder une seule rangée de dents sur la radula (difficile à voir…). Plus facile à voir en plongée, la plupart des espèces ont des rhinophores (sortes « d’antennes ») enroulés et non lamellés. 

La majorité des espèces de cet ordre sont des herbivores qui utilisent les dents de leur radula pour perforer les cellules de l’algue et aspirer le contenu comme quand on utilise une paille (pas en plastique, bien entendu 😉 ) ce qui leur donne le nom de limaces de mer suceuses de sève. En fait, elles aspirent les chloroplastes contenus dans certains types d’algues et les stockent dans les expansions de leur système digestif pendant plusieurs jours, voir plusieurs mois chez certaines espèces, comme par exemple Elysia chlorotica (Rumpho et al, 2000) : c’est ce qu’on appelle la kleptoplastie. 

Ces chloroplastes restent totalement opérationnels et produisent de la matière organique grâce à l’énergie lumineuse. Donc en clair, ces petites limaces peuvent ne pas manger pendant plusieurs semaines et utiliser comme unique « carburant » le soleil

Quelques liens intéressants :

Bonne découverte et bon dimanche,

Mélodie

Petites trouvailles

Bonjour à tous,

La mer m’a offert de très belles observations ces dernières semaines ! 

Je suis allée explorer la plage de Bois Jolan et ce site se révèle être un très bon spot à limaces. On barbote dans de l’eau chaude, claire et on se repose à l’ombre des cocotiers en sortant… Plutôt sympa comme cadre ! 

J’ai croisé plusieurs fois Nanuca sebastiani (jusqu’à présent, je ne l’avais vue qu’à la plage de Baie Rouge à Saint-Martin). 

Pour la première fois, j’ai observé deux individus d’Ercolania coerulea ! Très belle et étonnante espèce qui ressemble à une algue donc, à moins qu’elle soit en déplacement, pas facile à repérer…

En allant faire un petit tour de nuit à Deshaies (bon spot à limaces également 😉 ) , j’ai observé, pour la première fois en Guadeloupe « continentale », Learchis poica !

 

Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année et que l’année 2019 soit riche en rencontres sous-marines !

Nudivement, 

Mélodie 

Des nouvelles de Saint-Barthélémy

Bonjour à tous,

Voici deux très jolies espèces observées par Karl Questel dans le Petit Cul-De-Sac à Saint-Barthélémy : Cyerce antillensis et Discodoris branneri. 

 

Encore deux petites nouvelles à ajouter dans notre liste !

Merci à Karl pour ses photos et ses données !

A très bientôt 

Mélodie 

Stars de la nuit..

Bonjour à tous,

Grâce à Julie Mellinger, nous pouvons ajouter deux nouvelles espèces dans notre base de données : Tritoniopsis frydis et Austraeolis catina ! Elle ont été observées à Port-Louis durant une plongée de nuit. 

Ce sont deux espèces qui peuvent se rencontrer, comme beaucoup d’autres, en cherchant leur nourriture.

 Tritonipsis frydis  (voir photo ci-dessous) se nourrit de gorgones du genre Plexaurella et peut être de couleur variable : du blanc à l’orange…

La majorité des observations de Austraeolis catina (photo ci-dessous) sont sur des éponges. On pourrait alors en déduire qu’elle s’en nourrit… Mais en réalité, les éolidiens (sous-ordre des nudibranches) sont connus pour manger des hydraires. Austraeolis catina doit donc se nourrir d’hydraires vivant sur ces éponges.. A confirmer sous l’eau en photo.. !

Petite anecdote bien sympa, les éolidiens récupèrent les cellules urticantes des hydraires (cnidocytes) et les accumulent dans leurs longues papilles situées sur le dos, qu’on appelle des cérates. Ces jolies cérates chargées de cellules urticantes servent alors de défense contre les prédateurs ! Elles jouent également le rôle de surface d’échange pour la respiration (essentiellement réalisée par la peau) et de prolongement de la glande digestive.

Surprenantes ces petites limaces !

Bon week-end à tous et merci à Julie pour ses photos ! 

Mélodie

Les nouveautés de la rentrée !

Bonjour à tous !

Les Saintes sont encore à l’honneur dans cette mise à jour grâce à l’œil aiguisé de Florian Labadie et de Claire Jeuffroy 

Felimare ruthae et Navanax aenigmatus y ont été observés pour la première fois dans la baie de Terre-de-Haut. Une bien jolie espèce, Platydoris angustipes, y a également été rencontrée et c’est une première pour le site Seaslugs Guadeloupe !

En Guadeloupe continentale, Florian a également photographié Pleurobranchus aerolatus au Moule à la plage de l’autre bord.

De mon côté, j’ai eu la chance d’observer de nombreux petits Doto curere sur leur hydraire « Sapin de Noël » avec leurs pontes  et Phidiana lynceus à Deshaies. 

Merci à eux et à très bientôt pour les nouveautés ! 

Mélodie 

Costasiella ocellifera

Bonjour à tous,

Je vous partage ma jolie rencontre à Antigua avec Costasiella ocellifera. Cela faisait longtemps que je la cherchais en Guadeloupe, sur chaque petite algue (elle se nourrit d’Avrainvillea) et je commençais à désespérer..  Actuellement en vacances, en arrivant dans la baie d’English harbour à Antigua, petit coup d’œil sur une deuxième Avrainvillea et…. Jackpot ! Heureusement que j’avais mon objectif macro pour être bien sûre de l’identification car elle ne fait que 2 mm..  

En plus de ressembler à un personnage de dessin animé, Costasiella ocellifera à une jolie particularité : elles est kleptoplaste.  On peut bien observer sur les photos des tâches vertes présentes en grand nombre dans ses cérata: les chloroplastes. Ce sont des organites réalisant la photosynthèse. En effet, comme la majorité des autres sacoglosses, l’algue n’est que partiellement digérée et les chloroplastes restent fonctionnels dans le corps des individus. Ils récupèrent donc de l’énergie grâce à la lumière..! 

Que la nature est belle ! 

Bullement,

Mélodie 

PS: L’observation n’est pas en Guadeloupe mais je suis si contente de ma découverte que je tenais à vous la partager ! 

Nouvelles observations

Bonjour,

Grâce à Julie Mellinger, nous avons des nouvelles données d’observations pour :

Elle a également fait l’observation, en 2012, d’une nouvelle espèce pour le site : Syphonota geographica.

Claire Jeuffroy a observé la jolie Berghia creutzbergi à Terre de Haut aux Saintes et je l’ai également observée à Saint-Louis de Marie-Galante. 

Merci à elles pour leur contribution au site et leurs belles photographies !

A bientôt,

Mélodie 

Premières données à la Désirade

Bel bonjou tout moun !

J’ai le plaisir de vous partager nos premières données à la Désirade grâce à Florian Labadie, Nicole et Guy Van Laere. En 1 mois plusieurs individus de Doriprismatica sedna y ont été observés en groupes de 2 ou 3 sur deux sites différents : Pointe des Colibris et La Cathédrale. 

Deux individus ont été surpris dans une situation qui ressemble à un accouplement (voir diaporama). A quelques exceptions près, tous les opisthobranches sont hermaphrodites.  En effet, ils ont chacun un pénis rétractable situé à proximité du vagin.  Ils doivent donc se placer tête-bêche pour échanger leurs spermatozoïdes et réalisent chacun, de leur côté, leur propre fécondation. Cependant, les organes sexuels des opisthobranches sont placés à droite de leur corps. La position des individus de la Désirade devrait donc être inversée pour qu’il y ait reproduction… Peut être commençaient-ils à se positionner ou plus simplement, ils étaient en trailing ! Dur à dire.. 

J’en profite pour vous faire part de nouvelles observations de Felimare kempfi aux îlets Kahouanne et Tête à l’Anglais par Floriant Labadie. Il a rencontré plusieurs individus sur une même journée, ouvrez donc l’oeil ! 😉

 

Merci à Floriant, Nicole, Guy et Olivier du club « Ilôt Plongée » de la Désirade, pour leurs données !

A très bientôt,

Mélodie